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Gonflage face voile il y a 8 ans 10 mois #64

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Ou en étais-je ? Ah oui, au second lieu.

Ben oui après avoir évité l'effet Spi et de se faire trainer à l'horizontal à travers le déco et sur les voiles des copains (qui après le sont parfois moins) Le risque est de se faire, suite à une tempo trop appuyée, arracher.
Bref de décoller sans l'avoir décidé, possiblement encore face à la voile. Résultat, le 1/2 twist qui se défait peut vite conduire à un twist dans l'autre sens, des commandes bloquées par celui-la. Même un demi twist et un décollage les yeux dans les yeux avec les copain n'est pas vraiment sympa.
Comme dans ces moments-la on cherche souvent à se raccrocher à ce que l'on trouve et comme on a les commandes en mains... Bref, ça peut vite se solder par un retour à la pente ou à minima, si on se retrouve à nouveau au sol au déco, à le traverser sur le dos, sur l'aile des copains, etc.

Là, c'est un jeune marocain sur les falaises d'Aglou-plage qui m'a montré comment faire. Bon allez je précise tout de suite, savoir comment faire c'est bien, savoir le faire serait mieux !

Je reviens à mon Akim qui ne temporisait pas du tout aux freins sa voile dans le vent fort. En fait il n'utilisait pratiquement pas les élévateurs pour provoquer la montée de l'aile, tout juste les soutenait-il et ne se servait que de son buste, son corps pour initier la montée de l'aile. Ce qui rendait le démarrage un chouia plus lent (je sais c'est contradictoire avec ce que j'ai raconté dans le post avant sur l’intérêt de faire passer au plus vite l'aile à travers sa fenêtre de pleine puissance)Mais ce démarrage un tout petit peu plus lent donnait aussi moins de puissance, de vivacité dans ces 1ers degrés d'élévation à la voile. Ensuite il gérait toute la montée de l'aile non pas aux élévateurs et/ou aux freins MAIS uniquement en se déplaçant plus ou moins vite vers l'aile, en la déchargeant plus ou moins de sa puissance. Il arrivait à l’arrêter pile-poil à son zénith ainsi.

Là, toujours que par déplacements du corps (marcher en avant ou en arrière ou simple mouvement de buste et genoux) il lui donnait de la tension ou la relâchait pour la contrôler. Pour enfin se tourner (il pouvait lâcher les commandes)et avec la même gestuelle contrôler son aile avant de se décider en deux pas se retrouver en l'air. Tous cela pieds nus avec une aile de plus de 15 ans et... Bref un (des) artiste(s) du gonflage/décollage par vent fort. Mais là, faut-il le préciser, on parle de bord de mer (d'océan) et de brise parfaitement ou tout au moins très laminaire.

Enfin un dernier de réussite ou d’échec qui me vient à l'esprit, c'est... justement l'état d'esprit dans lequel on se trouve. Si le doute nous habite au moment de tirer sur les élévateurs, alors on à déjà perdu 50% de nos moyens et autant de chance de réussite d'un beau décollage.
Là il n'y a pas de secret, pour éliminer (ou à minima le diminuer) il n'y a qu'un façon d'y arriver ;
Progresser à son rythme en évitant au maximum les situations d’échec qui sont la meilleure alimentation pour le doute. Au fur et à mesure des réussites la confiance s'installe et favorise la réussite.

Assez philosopher pour ce soir.

Bon W.E. (bien qu'au vu des prévisions météo à la tv cela risque d'être un veux pieu pour les P.O.)

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Gonflage face voile il y a 8 ans 10 mois #67

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Bonjour Daniel,
Tu ne te trompes pas, nous avons un vent fort, par moment de la pluie et certainement de la neige en montagne.
Bref un temps à rester au chaud.
Quand tu décris toutes les mésaventures par lesquelles tu es passé, j’ai l’impression pour certaines que je te copie et à d’autres qui te lisent, je suis persuadé qu’ils se disent, tient je connais moi aussi.
Bref, pour maitriser un gonflage de voile avec une tempo bien dosée, il faut travailler.
Mais ce qui rend ce travail encore plus difficile, c’est qu’au fil des jours, les conditions ne sont jamais les mêmes (direction du vent, sa force, les turbulences) , on ne retrouve pas ses repères et le dosage sur les commandes de freins reste difficile à trouver, d’autant plus que la montée de la voile est plus ou moins rapide selon la force du vent.
La solution me semble t il, pourrait venir d’un contrôle de la montée en douceur et non de la tempo pour la stopper afin qu’elle ne dépasse le pilote ce qui reste un geste difficile à coordonner.
Mais je ne désespère pas, je retiens la leçon, du travail et encore du travail.
Bonne fin d’aprem, bon Dimanche.
RbtO.
Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m'enrichit.

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Gonflage face voile il y a 8 ans 10 mois #68

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Bonjour,

RobertO, la discussion que tu évoques dans ton message initial est celle que que nous avons eue, toi, Ange et moi à l'atterrissage de Céret en tout début d'année le 05 janvier (cf récit de notre journée sur le Forum).

Nous avions discuté longuement sur les différentes techniques dont le face et parlé de la technique dite de l'Australienne et je vous avais indiqué que j'avais trouvé un doc intéressant sur le sujet sur le site volez.info que je consulte assez régulièrement .

Le lien vers le doc : www.voler.info/media/controle-au-sol.pdf

Pour ma part, après m'y être beaucoup entrainé j'utilise l'Australienne en face voile quand le vent forci. Par rapport à la vidéo de Mike Klung, je prends les arrières dès le début car leur prise pendant la montée n'est pas encore parfaite pour moi. Sinon j'ai testé sans tenir les avants et ça marche bien mais là aussi, technique et savoir faire sont absolument nécessaires. ( pour info ça marche aussi dos voile...)

Je rajoute un lien vers une des nombreuses vidéos présentes sur web qui me semble intéressante et didactique : www.vimeo.com/10630017

Bon vols à toutes et à tous et @ bientôt je l'espère sur un de nos magnifiques sites.
Merci encore à Daniel pour ses nombreux et éclairés conseils.

Thierry

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Gonflage face voile il y a 8 ans 10 mois #70

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Bonsoir Thierry,
Le post sur lequel nous échangeons a effectivement comme origine cette discussion sur nos façons de gonfler qui c’est déroulée en reconditionnant notre matos sur l’atterro de Céret.
On papote, on échange des trucs mais on ne mémorise pas tout sur le coup.
D’où l’idée de créer ce fil qui ne peut qu’enrichir notre humble savoir et surtout permettre à tous d’en profiter.
Dos voile, il n’y a qu’une seule méthode de gonfler, face voile apparemment il y a le choix c’est à chacun de trouver celle qui lui convient.
J’ai mon idée, j’espère que ce sera la bonne, pour l’acquérir, il me faudra travailler et les documents que tu viens de nous fournir au travers des liens joints ci-dessus me seront bien utiles.
Thierry, merci pour ta coopération, peut être à un de ces jours pour une séance de gonflage ou sur un de nos sites pour voler.
RbtO.
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Gonflage face voile il y a 8 ans 10 mois #89

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Bonsoir,
Sujet super intéressant, des vidéos instructives, et des conseils pertinents, donc yapluka pour ma part aussi puisque tout le monde semble si mettre, bravo à Ange pour sa première au château !

Bon sinon, c'est effectivement bien de savoir décoller par vent fort mais malgré tout comment on fait pour atterrir aussi par vent fort ? :pinch:
même si on n'aurait pas dû décoller je vous l'accorde, mais imaginons que les conditions ont évoluées défavorablement après un déco parfaitement réussi face voile ...

Et bien voilà une première réponse en regardant le petit bonus de la vidéo Touch de JBC ! Oui je vous l'accorde aussi, c'est plus qu'un sacré bon pilote quand même !
.

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Gonflage face voile il y a 8 ans 10 mois #92

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Pauline écrit: ...
Bon sinon, c'est effectivement bien de savoir décoller par vent fort mais malgré tout comment on fait pour atterrir aussi par vent fort ?
...


Eh oui, :whistle:

Daniel écrit: ...

Après Il ne faut pas oublier que si être capable de décoller par vent fort c'est bien, mais ; Il faut avant cela, être convaincu de savoir gérer son aile durant le vol est surtout à l'atterrissage. ...


Si une fois en l'air et qu'on se dit ; Pu...naise qu'est-ce que ça pulse et avant d'en arriver à appeler ; Maman ! :vrac:

1) Ne jamais décoller sans son accélérateur accroché et correctement réglé. Regardez autour de vous, vous serez étonné par le nombre de pilotes qui négligent ce point sous prétexte de...

2) Utiliser sa peur comme motivation à bien revenir au sol et non pas comme une révélation tel que "je suis foutu(e)" Ne pas se laisser aller à la panique (la tentation peut parfois être grande)Mais le plus important est vraiment de continuer à réfléchir, de continuer à se battre.

3) Réfléchir comment l'environnement influence sur la vitesse du vent. S'imager son écoulement pour trouver ou aller et ou ne pas aller se mettre pour assurer sa sécurité. Ne jamais choisir un chemin de fuite qui risque de vous mettre sous le vent d'un obstacle. Attention un thermique peut devenir un (méchant) obstacle.

4) Choisir la solution la plus simple, exemple ; Si avancer est encore raisonnablement possible alors avancer pour se dégager du relief plutôt que de vouloir tenter de se reposer au déco ou de partir vent arrière au-delà de la dite-crête pour la vallée suivante.

5) Choisir la possibilité d’atterrir en sécurité qui vous permet au plus vite d'avoir à nouveau l'aile dans son sac et le sac sur votre dos. Ne pas se laisser à un optimisme dangereux une fois arrivé dans un secteur ou ça pulse moins et se dire alors ; Ça va mieux, je contrôle, allez je me laisse remonter, etc. ... c'est pas sûr qu'une fois revenu à la hauteur et aux conditions de départ, vous arriverez à vous échapper encore une fois.

6) Pour atterrir par vent fort, toujours penser débuter sa finale à l'entrée du terrain. L'idéal est de faire une PTU qui est la façon aéronautique pour poser précis (a-t'ont déjà vu un Boeing faire une PT8 ?) Se méfier si aval du terrain un obstacle risque de vous mettre sous son vent avant que vous n'ayez à nouveau les pieds au sol. Méfiez-vous d'un gradient possible. Soyez doux aux commandes.

7) Et si vraiment les carottes sont cuites, plutôt que de vouloir assurer la sécurité à votre voile, pensez à la votre de sécurité, choisissez plutôt la forêt que les rochers. Si vraiment l'arbrissage est votre solution, il faut le réaliser avec la même détermination qu'un attéro classique.

Personnellement, je ne me suis jamais retrouvé aussi loin, peut-être que j'ai eu de la chance jusqu'à présent, peut-être suis-je suffisamment prudent (d'aucuns diraient peureux... si, si!)
Pour être honnête, si je me suis déjà retrouvé dans la situation d' un accelero décroché d'un coté (plus d'une fois) ou plus embêtant entortillé et bloqué par le cale-pieds (Novis, Millau). Ou encore, une fois en l'air, d'être surpris par une accélération du flux (Ceret) ou un effet bagnard sous le vent d'un thermique (Treh, Vosges). Heureusement à défaut de respecter mon point N°1 j'ai su m'appliquer le point N°2 et soit raccrocher mes crocs fendus, soit me poser rapidement en sécurité.

Mais j'ai déjà vécu la situation stressante de voir un ami ou inconnu se faire malmener et partir vraiment dans l'inconnu car incapable de raisonner. Jusqu'à présent la fin fût toujours heureuse, mais... Ce n'est pas parce-que le parapente pardonne beaucoup (du moins les nôtres) qu'il faut plus leur faire confiance qu'à ses propres capacité. Il faut croire en nous... raisonnablement.

Allez, à vous d'enrichir la discussion et éventuellement le débat.

Bonne soirée, :parapente:

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